Cauchemars

La nuit égrenait ses minutes reposantes

Enrobant la maison de son ombre inquiétante

Tandis que la perfide lumière du réverbère

Jouait à animer des jeux, devenus monstrueux.

 

Quand une plainte craintive retentit dans la nuit :

Maman chérie, maman chérie !

 

A l’étage, le petit homme s'est réveillé

Ses yeux grands ouverts, comme exorbités

Et son visage défait par la peur,

Cherchent le réconfort de bras protecteurs.

 

Un vilain cauchemar l’a épouvanté

Parce que la lumière n’était pas allumée.

Sois sans crainte petit Amour,

Un câlin va chasser ce rêve trop lourd.

 

La nuit n’est pas une ennemie terrifiante,

Elle enrobe les objets de son ombre imposante

Pour bercer les enfants comme une amie

et donner du repos au corps et à l’esprit.

 

Va tranquille au pays des rêves, petit homme

Un bisou, un câlin et reprends ton somme.

 

La nuit égrène à nouveau ses minutes reposantes

Enrobant la maison d’une ombre changeante

Tandis que la douce lumière du réverbère

Guide les dormeurs vers d’autres rêves éphémères.

 

Quand une plainte craintive retentit dans la nuit :

Maman chérie, maman chérie !

 

A l’étage, pour la troisième fois, petit homme a appelé

L’horloge explique la lourdeur des paupières de sa mère

En la narguant de chiffres unitaires

Elle se lève, ensommeillée, et monte à son chevet.

 

Il n’a plus envie de dormir, assure-t-il avec aplomb

C’est pourtant bien l’heure d’avoir un sommeil de plomb !

Il entoure sa mère de ses bras fluets, lui raconte sa vie,

Et c’est elle qui est bien vite endormie.

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